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Monday, 9. December 2019

Israël-Palestine ou le conflit qui peut amener la Paix

par Mina Yamna ENNASRI, adhérente de l'AMFPGN.

05.01.2009 Israël et la Palestine sont en guerre. Une lutte à mort. Le conflit s'enlise tous les jours un peu plus. Chaque partie légitime son comportement par l'attitude de son adversaire. Comme dans un "cycle infernal" le sentiment d'oppression et de non reconnaissance de ses droits, du côté Palestinien, alimente des bataillons de candidats aux attentats suicides. Qui génèrent à leur tour une répression toujours plus dure du côté Israélien.

Sur un plan politique on a peut être jamais été aussi loin d'un règlement de compte. Faut-il chercher la solution ailleurs?

Dans son film "Les citronniers" le réalisateur Israélien Eran Riklis nous suggère une autre voie.

Voici un résumé du film : une palestinienne Salma qui vit dans un petit village Palestinien de Cisjordanie situé sur la Ligne verte qui sépare Israël des Territoires occupés. Sa plantation de citronniers est considérée comme une menace pour la sécurité de son nouveau voisin, le ministre israélien de la Défense. Il ordonne à Salma de raser les arbres sous prétexte que des terroristes pourraient s'y cacher. Salma est bien décidée à sauver coûte que coûte ces magnifiques citronniers. Quitte à aller devant la Cour Suprême afin d'y affronter les redoutables avocats de l'armée soutenus par le gouvernement. Mais Salma va trouver une alliée inattendue en la personne de Mira l'épouse du ministre. Entre les deux femmes s'établit une complicité qui va bien au-delà du conflit israélo-palestinien.

Ce film nous laisse espérer qu’entre les Palestiniens et les Israéliens la paix est possible. Peut-être un jour les deux parties arriveront à se rencontrer dans un « entre deux ». Mais pour cela il faudrait qu’elles acceptent de ne plus se situer sur un terrain de légitimité historique ou politique. Mais sur un plan strictement humain. Bref, qu’elles acceptent d’abandonner leur ego de nation ou de communauté.  Autrement dit qu’elles lâchent prise pour être en mesure de comparer les structures sous-jacentes de leur propres cultures humaines, et du choc de cette confrontation ne peut que naître ce qu’on appelle en philosophie les universaux, des dénominateurs communs à l’humanité entière. Au niveau religieux aussi, une forme d’oecuménisme  (qui signifie étymologiquement « tous les peuples de la terre » s’impose automatiquement et exige le respect de la réalité et de la condition humaine. Et la vertu de tolérance surgit. Comme aimait à le citer Gandhi : « Je n'aime pas le mot tolérance, mais je n'en trouve pas de meilleur ».
Peut-être que cette vision des choses est idéaliste mais si nous pouvons comprendre et surtout sentir que nos propres souffrances sont nécessaires et utiles à l’avènement d’un monde meilleur, nous pourrons retrouver un sens à notre propre vie. Et dans cette perspective nous collaborons tous à la paix profonde qui doit accompagner toutes nos actions.

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