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Nuclearisation in Europe and the Middle East

PSR / IPPNW Conference

Les dangers sont multiples : ils vont de l´énergie atomique civile, génératrice naturelle de la bombe, jusqu´au traité de non-prolifération (TNP) aujourd´hui totalement vidé de son contenu alors qu´il est censé protéger la communauté des Etats.

Dès le début le TNP a été instrumentalisé par les puissances nucléaires qui feignaient d´ignorer les obligations de désarmement contenues dans le traité et ne l´interprétaient que dans le sens «ce que nous avons, vous ne l´aurez pas »L´Inde et le Pakistan ont montré comment on peut faire : le développement clandestin de la bombe n´en a pas fait des «états voyous» mais d´excellents partenaires et alliés des puissances atomiques.
En présence de l´incendie du Proche et Moyen Orient, des foyers qui couvent dans le Caucase, du jeu de poker entre les USA, la Russie, la Chine et l´Inde autour des ressources qui s´épuisent, de nombreux observateurs n´hésitent plus à parler d´une «nouvelle guerre froide»

Des Etats qui se sentent menacés par cette situation justifient l´acquisition d´armes nucléaires par des arguments sécuritaires. En réalité la course effrénée à l´armement est un risque pour l´humanité. Nous vivons une époque où la diplomatie et le multilatéralisme cèdent le pas face aux menaces militaires, aux guerres de conquêtes et occupations aux justifications trompeuses. Une époque où faire le premier pas vers le bon sens est considéré comme un risque plutôt que comme une chance. Dans un tel contexte politique le congrès PSR/IPPNW est un défi, presque un anachronisme insolent.

Les responsables de PSR/IPPNW estiment que se taire et ne pas voir serait indigne des responsabilités que l´association estime avoir. Les données suivantes influeront sur le choix des thèmes :

La nucléarisation galopante du monde
-  Inventaire des armes détenues par les puissances nucléaires et état des recherches
-  La Corée du Nord démontre ce qu´est une pro-liferation horizontale
-  Les conséquences catastrophiques d´Hiroshima, Nagasaki et Tchernobyl sont à la fois une mise en garde et une obligation d´engagement
- Le traité de non prolifération est de moins en moins appliqué et les négociations prévues en 2010 doivent impérativement aboutir.
-  L´AIEA a un mandat limité, alors que ses moyens et son personnel sont manifestement insuffisants. Elle a pour mandat la promotion et le développement de l´énergie nucléaire pacifique, ce qui est fort problématique.
- Les rejets incontrôlés du cycle de combustion nucléaire sont un problème d´importance croissante. Ces déchets peuvent tomber dans des mains non autorisées et augmenter le risque terroriste.
- La promotion de la technologie nucléaire civile est à double tranchant, puisque la même technologie permet de fabriquer la bombe.
-  La diplomatie échoue de plus en plus souvent dans les négociations avec les Etats qui développent des armes atomiques. Seules restent les sanctions, moyen bien aléatoire pour freiner la nucléarisation.
PSR/IPPNW considère comme son devoir de tout mettre en oeuvre pour diminuer ces menaces et ouvrir la voie à des solutions concrètes.

Du point de vue du médecin trois voies se dessinent :
1. Le respect mutuel : Tout comme le médecin respecte son patient dans sa spécificité, les partenaires d´une négociation doivent se respecter l´un l´autre.
2. Le concept onusien de Zones sans armes atomiques doit devenir sujet de débat en Suisse, en Allemagne et au Moyen Orient. Comme nos patients acceptent, en suivant nos conseils, de diminuer les facteurs de risque, même asymptomatiques, les Etats qui ne détiennent pas d´armes atomiques devraient s´engager à y renoncer volontairement. Il est clair qu´un tel projet est difficile à réaliser au Moyen Orient tant qu´Israël possède l´arme atomique et que les Etats-Unis ne se retirent pas de la région. Mais ne serait-ce pas un signe de grandeur et de souveraineté de la part des pays du Moyen Orient que de dire : nous montrons le chemin? Nous allons donc tenter, dans l´esprit de l´ONU, d´aborder le sujet Zones sans armes atomiques en Europe, au Moyen et au Proche Orient.
3. Il faut renforcer l´AIEA en tant qu´organe de contrôle! Cette puissante organisation onusienne de propagation de l´énergie atomique doit être dotée de compétences élargies mais son mandat statutaire de doit être revu.

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